Mon frère, mon héros

Publié le par Betty

Musique: Nirvana - Come as you are

 

J'ai une famille un peu compliqué, deux soeurs de 15 et 9 ans du côté de Môman, deux frères de 19 et 11 ans du côté de mon père. Avec les plus vieux ça a été très dur, surtout quand on était gosses, ça va mieux maintenant, et avec les deux plus jeunes ça a toujours été simple. Mais avec mon frère, c'était une autre paire de manches.

 

On a pas beaucoup de différence d'âge, il est né quand je commençais à peine à comprendre que mes parents ne se remettraient jamais ensemble, et je ne le voyais que les week-end où j'étais chez mon père. Dans la tête d'une enfant de 3 ans, un bébé ça vole la vedette et on existe plus. En plus il avait des problèmes de santé qui "accaparaient" mon père et ma belle-mère, ce qui me faisait me sentir encore plus isolée. Et on peux pas jouer avec un bébé, c'est chaint et ça braille.

 

C'est vraiment à partir de mes 7 ans qu'on a commençé les hostilités: on jouait ensemble et d'un coup, sans savoir pourquoi, on se lançait mes barbies ou ses voitures à la tronche, on se battait, on se traitait de tous les noms (avec notre vocabulaire de gosses). En plus on se voyait que le week-end, il devait plus me considérer comme une gêneuse qu'autre chose. Les années ont passés, on avait toujours cette relation mi-conflictuelle violente mi-amicale qu'on des frères et soeurs qui ne se voient pas souvent. C'est vraiment quand il est entré au collège en sixième alors que j'étais venue vivre chez mon père et donc en quatrième dans le même collège que ça dégénérait. On a partagé une chambre pendant des mois, à s'engueuler pour des conneries et deux secondes après à rire ensemble, à se frapper et se mordre jusqu'au sang, à lancer des piques assassines.

 

Il a fallu que je reparte chez ma mère pour qu'on finisse par se rapprocher, le week-end il venait avec moi au skate park que je fréquentais à l'époque, je lui ai fais boire sa première bière (et deux trois autres trucs dont je suis pas super fière mais j'assume), on a arrêté de s'engueuler pour rien et on est devenu finalement assez complices. Le temps de grandir et de mûrir quoi. Aujourd'hui, c'est toujours un réel plaisir de le voir, de papoter avec lui, d'aller se fumer une clope ensemble ou de picoler sur le ponton à côté de chez moi à pas d'heure. (J'ai les larmes aux yeux rien que d'écrire tout ça)

 

Et je suis ce qu'on appelle une grande soeur gateau, je suis groupie de son groupe (alias Laterbox), je suis extrèmement fière de ce qu'il devient et il me manque énormément. Donc je concluerais cet article sur un truc tout simple.

 

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Je t'aime mon frère

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Vir 03/06/2011 17:08


Bel hommage!
Je n'ai jamais connu la complicité "frère-soeur" (je suis fille unique) et je t'avouerais que ça m'a toujours intrigué!


chib 03/06/2011 09:43


T'es pas la seule a voir une vie de famille compliqué (si tu veux mon avis je te bat a plate couture ^.~)
C'est une belle relation que vous avez ca fait envie