Dimanche partage: Piercings et Tatouages, partie 2

Publié le par Betty

Allez, suite et fin de cet article.

 

Caractéristiques et visions de la société sur les piercings et tatouages
Le piercing devient étranger, différent, inconnu et porte en soi déjà toutes les bases du rejet et des préjugés de la société d’une part, de la provocation personnelle d’autre part. Vu sous cet angle, le piercing peut être comparé à d’autres courants comme ils ont toujours existé, provocant la société et blessant les sentiments généralement acceptés (dans les temps contemporains par exemple le rock’n’roll, les Beatles, les cheveux longs des hippies, les punks, les gothiques etc.).
Une enquête récente parmi 134 lecteurs d’un magazine d’art corporel a révélé que moins de 1/5 de ceux-ci se considèrent masochistes, sadiques, fétichistes, exhibitionnistes ou narcissiques. Un peu plus de la moitié se considère par contre « aventureux ».
De plus, des parties du corps sont transpercées – contrairement au tatouage qui ne fait que graver la peau. Cela prend un aspect particulièrement provocant lorsqu’il s’agit de parties rendues taboues, tels les mamelons ou la région génitale. Mais les piercings du visage aussi provoquent un rejet chez les personnes n’arborant pas de piercings, par la suppression de l’homogénéité du tissu, par la sensation inimaginable de voir des zones sensibles du visage percées par des bijoux influençant et gênant les mimiques du visage. S’ajoute à cela, la matière des bijoux utilisés : du métal – donc une substance « d’ acier », « lisse » et « froide », poussée à travers le tissu doux, sensible et « intouchable » de l’épiderme. L’association de blessures, douleurs et ensuite s’agissant d’un acte volontaire, de perversion et anomalies se conçoit facilement.
La motivation principale du piercing serait une recherche de l’individualité voire de l’identité personnelle. Les personnes questionnées se disent être devenues, par le piercing, « entières », « nouvelles », « contentes d’elles-mêmes » - et ces sentiments seraient renforcés par chaque piercings ultérieurs. Les mêmes personnes rapportent avoir pratiqué leur piercing dans des moments clefs de leur vie, pour commémorer un épisode particulier de leur biographie personnelle, ou pour marquer la fin ou le fait d’avoir surmonter une crise, un examen scolaire ou l’atteinte de l’âge adulte.

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L’expansion d’un marché florissant et lucratif

Symbole servant à exprimer sa foi pour une religion, à exhorter sa haine, à revendiquer le pouvoir, à se soumettre à un rituel pour être admis au sein d’un clan, le tatouage et le piercing ont, de nos jours, changer de vocation pour épouser des motifs d’avantage esthétiques.
Médias, show-biz, publicité, le phénomène du marquage corporelle gagne en popularité. Il touche tout le monde, jeunes et plus âgés, sans distinction de classes ou de race.
Bien que les études psychiatriques et légales soient nettement moins empreintes de préjugés, elles associent encore les pratiques culturelles du tatouage et du piercing à une automutilation et les qualifient de « destruction due à la mode ». Elles prétendent que le piercing « estropie le corps ».
Après le détatouage par l’ablation chirurgicale avec des sutures et parfois greffe de la peau, dermabrasion qui ponce l’épiderme, le laser s’impose désormais lorsqu’il s’agit d’effacer toute trace d’un tatouage devenu indésirable. I l faut pour cela s’adresser à un dermatologue ou à un chirurgien, selon la densité et la profondeur des pigments et la multiplicité des couleurs à extraire. Il existe deux types de détatouage au laser :
   -le laser Q-Switched, ou déclenché, s’effectue par thermolyse sélective, les pigments de couleur sont pulvérisés et progressivement éliminés grâce à l’action des cellules macrophages. Ce détatouage peut être parfais et sans cicatrice.
   -le laser CO2 pratiqué sous anesthésie locale, convient bien à des tatouages superficiels mais il est moins efficace sur l’élimination des pigments profonds. Ce procédé ne prend pas plus d’une demi-heure et ne coûte pas plus de 70€ bien qu’il faille une dizaine de jours pour cicatriser.

 

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Et moi dans tout ça?

Mon premier piercing, je l'ai eu l'été après mon brevet, à 15 ans (et demi, c'était important à l'époque les demi). Un simple piercing au cartilage de l'oreille gauche, mais qui allait déterminer beeaucoup de choses par la suite. C'était l'été, mes parents étaient d'accord même si j'avais du batailler avec mon père qui déteste tout ça. Mais l'été c'est transpiration, piscine, mer, sable, etc etc. Donc pour éviter que mes cheveux viennent dans le trou et fassent un infection, direction le coiffeur qui m'a rasé sur 5cm autour de l'oreille, de chaque côté pour pas avoir l'air trop débile. Punkette power quoi. Mais le souci, c'est que moi je passais mon temps dans la piscine et que c'est pas compatible....donc paie ton bonnet de bain façon grand-mère, avec les ptits reliefs dessus. Ridicule! Plus jamais je n'ai fait de bod' mod' (modifications corporelles) en vacances ou juste avant de partir.

Ce piercing est resté longtemps tout seul, jusqu'au mois de décembre deux ans plus tard. Le deal avec Môman était que si je réussissais haut la main mes épreuves anticipées, j'aurais un tatouage. Je bavais là-dessus depuis longtemps, je savais ce que je voulais, et j'ai eu de très belles notes. Le rendez-vous a été prit pendant un week-end où j'étais chez elle, mon père tirait encore la tronche, mais étant mineure il me fallait l'accord d'un de mes deux parents. Le jour même, gros doute sur le motif, impossible de trouver quelque chose qui me plaisait, impossible de dessiner ce que je voulais, j'avais une idée en tête mais incapable de la matérialiser. J'ai pris un manga pour me détendre, et là je suis tombée amoureuse. L'image parfaite, une plume, venant de Tsubasa Reservoir Chronicles de CLAMP.  C'était ça que je voulais et pas autre chose.

Direction le tatoueur, plutot la tatoueuse, avec une Môman qui s'inquiétait pour sa fifille, et mon copain de l'époque. Installation sur le siège, dessin du motif, précisions, papotages et le choix de l'endroit. Ce sera donc sur l'omoplate gauche (quand je disais que ça allait revenir), noir et gris. Et le premier coup d'aiguille arrive, léger sursaut à cause du bruit mais je n'ai pas eu mal. Ça me chatouillait! La tatoueuse est sympa, on discute en même temps, ma mère me prends pour une psychopathe, tout va bien. Deux heures plus tard, c'est fini, elle me met un pansement et je rentre avec mon copain. J'ai pas pu dormir sur le dos, mais sinon j'ai pas mal, ça chauffe un peu mais pas trop. Le dimanche soir, toute fière, je le montre à mon père qui le trouve pas mal mais vu qu'il aime pas "ces trucs...j'espère que c'est le premier et le dernier"

Désolée Papa! L'été suivant mon bac, je retourne chez ce tatoueur, mais me faire percer! Je bosse, donc pas de vacances, et j'ai envie d'un truc pour célébrer mon bac. Je me fais donc percer le téton gauche (encore et toujours) mais je fais un rejet et j'enlève le bijou un mois après. Depuis le temps, mon premier piercing s'est rebouché, la petite tête que je suis avait oublié de remettre un anneau et il ne me reste plus que mon tatouage.

Janvier 2007, je pars à Rouen pour mes études, je suis seule, mon copain m'a quitté et l'Homme est entré dans ma vie. Pourtant, j'ai l'impression qu'il me manque un truc. Je traine dans Rouen, et je tombe sur un petit tatoueur. Je rentre, je regarde les catalogues de dessins et je vois un petit papillon un peu tribal, assez discret. J'adore les papillons et celui-là je le veux! Il sera donc sur ma clavicule gauche (encore!!!!!) D'ailleurs, regardez ici, on le voit. Quand mes parents le voient...c'est mitigé: ma mère l'aime bien, mon père déteste, mais je suis majeure et donc libre de mon choix là-dessus.

Petit saut dans le temps, je suis rentrée à Marne La Vallée, je bosse, et mon envie d'aiguilles me démange. Peu de temps après mon anniversaire, je vais donc me faire percer le labert, que je perdrais au mois d'avril parce que dans les hopitaux ils aiment pas. Mais j'ai de nouveau le téton qui en fait ne s'est jamais rebouché.

J'ai toujours eu envie que mes tatouages signifient quelque chose, qu'ils s'équilibrent parfaitement. Une plume, un papillon, c'est des éléments naturels, mais qui représentent uniquement l'air. Mon choix se portera donc sur deux représentants de l'eau, des poissons combattants sur mon pied, ma cheville et le début du mollet...devinez quel côté. Mes petits poissons, je les aime, on dirait que c'est juste un dessin style estampe japonaise.

Un peu plus tard, je me suis fait l'oeil de chat, à gauche, mais infection et grosses cicatrices pas belles. Pour me consoler, j'ai enchainé directement après avec un quatrième tatouage, un code QR qui signifie vampire. Et celui-là, pour changer, il est sur ma colonne vertébrale, juste sous l'endroit où je place mon soutien-gorge. En septembre dernier, j'ai rajouté un nouveau piercing, un tragus à l'oreille...gauche!

 

Je suis accro aux aiguilles, je n'ai pas mal quand je le fais, j'adore ma tatoueuse et c'est réciproque, et je ne suis pas prête de m'arrêter!!!

 

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