Bawdy Festival - Freakside

Publié le par Betty

Pour le concours RP de mon forum, voici le texte que j'ai écris (en rapport avec mon perso bien sur) et la musique qui est liée.

Tourne, tourne, tourne sur toi-même, tes lames fièrement dressées en une danse mortelle et sanglante. Tourne, tourne, tourner encore, le monde devient flou sous tes yeux affamés de cette violence tant aimée. Tournis de l'adrénaline, extase des sens en plongeant les lames au plus profond de la chair, l'envie de tordre et fouiller les muscles, toujours plus de sang, tu en veux encore et encore. Dans ta tête, ça résonne comme une petite musique entraînante, mortellement entraînante, des murmures à tes oreilles t'amenant vers cette folie meurtrière que tu chérie tant. Coupe, tranche, perfore, le sang qui gicle, chaud et vermillon, dans ta bouche avide, liquide que tu avales, un sourire sur les lèvres. Tes yeux ne sont plus ''normaux'' si tant est qu'ils l'aient réellement été un jour, regard flou, distinguant seulement l'éclat métallique de tes lames. Le cœur qui bat à tout rompre, la chaleur dans tes membres, dans ton ventre qui fourmille du plaisir de donner la mort. C'est tellement bon, tellement prenant, ton cerveau s'embrume dans les méandres de cette jouissance sanglante. Ton cavalier lui, ploie sous les plaies, costume Bloody Red tellement plus seyant qu'un banal costard, ça dégouline et te donne envie de lécher blessure après blessure, les torturer un peu plus, les ouvrir profondément et laper l'élixir qui s'en échappe. Le goût du fer sur la langue, la saveur de l'argent, c'est chaud et ça coule au fond de ta gorge. Tellement bon, tellement...savoureux...Encore et encore tu tournes autour de ta proie, il est à terre déjà. Rien ne peut plus le protéger, tu as gagné, quelques estafilades et il finira par se vider de son sang là, sur le pavé, dans cette nuit que seul ton astre éclaire. Rouge sous argent, rouge sur argent, rouge sur blanc....Le noir n'est pas de mise non...Tu n'y tiens plus, il le faut contre toi, au plus près, c'est nécessaire, impérieux, vital. Le noir coule sur tes membres, rejoignant le sol pour baigner dans cette mer que tu rêves d'aspirer, et tu te coules tout contre lui, peau contre peau, son sang maquillant ta peau de divines arabesques, tu caresses son torse de tes ongles mortels, toujours plus, encore, il en faut encore plus. Ta langue court, le torse, les mamelons, le cou, les joues et les lobes des oreilles, tellement bon, tellement suave, alors que tes mains immobilisent ses poignets. Ne bouge pas, petite souris, tu n'en mourrais que plus vite...Oui, profite de l'endorphine et de l'adrénaline que ton cœur envoie à un rythme effréné dans tous tes muscles scarifiés par mes soins. Tu vas aimer, je te le garantis...tu vas prendre ton pied à en crever. Tes dents blanches tachées de sang se dévoilent dans un sourire sadique, tes lèvres sont maquillées comme celles d'une reine de bal de promo et pourtant tu ressembles plus à Carrie qu'à une de ces midinettes. Tu sens sa peau, ton nez effleurant la surface suintant la peur, mais il ne bouge plus. Plus bas, tu descend toujours plus bas, te coulant tout contre lui, tes jambes glissants sur les siennes, Nombril, petit puits rougeoyant où tu t'abreuves avec délice, avant que ta langue ne contourne lentement des parties plus dures, érigées sous le coup de l'adrénaline et de l'excitation. Tu as toujours fait ça avec eux. Cruelle et douce, sanglante et câline, tes mains passent sur ses cuisses, ouvrant toujours plus de profondes entailles, et tu récupères le sang pour le porter à ta bouche, léchant tes doigts en plongeant ton regard dans le sien. Tu lèches encore et encore, là aussi quelques gouttes perles, sous des caresses plus délicates, mêlant le blanc et le rouge. D'un mouvement, tu plonges tes lames dans l'artère fémorale, le flot de sang inonde ton visage alors que lui se libère dans un râle d'agonie. Mort en plein plaisir, on peut pas rêver mieux. Tu prends bien soin de nettoyer tout ce sang, il est tien, il est rien que pour toi, alors que le corps refroidit déjà. Dans la nuit s'éloigne une silhouette, frêle et nue, s'éloignant d'une scène en monochromie de rouge. Une dernière lueur, le lampadaire esseulé éclaire tes cheveux, rivière à l'image de ton repas sanglant.

 

 

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