Anthologie: Poésie Érotique

Publié le par Betty

Musique: Starmania, Quand on arrive en ville

Humeur: reposée

 

Il fallait que j'en parle de celui-là. Dans le genre ONVI rose fluo dans ma bibliothèque faite de bouquins blancs, noirs et discrets, on le repère à 3km. C'est aussi pour ça que je l'ai, dans la librairie il a attiré mon oeil comme une fleur magique un papillon. J'arrête mes comparaisons foireuses et je commence la description de ce bouquin.

 

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Quatrième de couverture
Voici rassemblés plus de trois cents poèmes érotiques, du Moyen Âge au début du XXème siècle. On y retrouve Villon, Ronsard, Voltaire, Baudelaire, Verlaine... et d'autres poètes moins connus tels Deschamps, Viau, Régnier ou inattendus comme Jules Verne. Classés par thèmes (travers du mariage, cocouage, cléricalisme, pastorales, techniques, misogynie, homosexualités, parodies...), cette anthologie parcourt toute la gamme du lyrisme érotique, de l'obscénité la plus flagrante à la rêverie la plus éperdue.

 

C'est sur des fois ya des poèmes qu'on ferait pas lire à ses frères et soeurs, d'autres qui font rire par leur "gentillesse" et d'autres qui nous laisse juste bouche bée tellement ils sont beaux. Voici donc mon préféré de cette anthologie.

 

Les Bijoux

La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores.

Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d'aise
À mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

Les yeux fixés sur moi comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise.

Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun le fard était superbe !

– Et la lampe s'étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !

Baudelaire, Les Fleurs du Mal

 

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Publié dans La Cul-ture

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Onee-Chan 19/05/2011 09:35


Tiens c'est marrant j'ai failli l'acheter ya pas longtemps, du coup tu me redonne envie j'irais peut-être.


Betty 19/05/2011 09:38



Ya de très beaux poèmes dedans, même si je suis pas super fan de certains